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Né en 1970 en Guadeloupe, il arrive en France à l’âge de 5 ans et grandit dans le 18ème arrondissement de Paris.

En 1982, il participe à l’explosion du Hip hop en tant que danseur d’électrique boogie au Trocadéro. Corps et cœur plongés dans l’univers du break dance, il adhère à la Zulu Nation et au mouvement Hip Hop.

En 1984, il se passionne pour une autre discipline « le tag » et commence à vandaliser bon nombre de murs et de métro. En recherche perpétuelle de son identité, il écrit son surnom « Banga » accompagné des initiales de son premier groupe TRP (The Renegade Painters) puis rejoint les TKC (The Kool Chilling) avec les BDA (Bande Des Abbesses) et devient un des membre les plus actifs des PAW (Police Against Writerz) dont Boxer (Rip).

Autodidacte, il apprend les techniques dans la fameuse école de la rue. Il rencontre Bobo TZC (Twillight Zone Crew) et crée RKS (Rack Kingz Squad) avec Kay One et Senz ainsi que MBK (Muck Banga Kay) avec Muck le fameux Bboy.

En 1986, il passe au graff et réalisé son premier graff sur la célèbre palissade du Louvre avant de se mettre au bomb-art et à la fresque. Il fonde les DTM (Double Trouble Makerz) avec Kedy Shuck et Sign.

En 1989, après avoir gagné le premier prix du concours de Graff à la fac de Paris XIII, il est sollicité pour encadrer une UV (Unité de Valeur) sur l’art de la rue à l’université de Saint Denis pour une durée de deux ans. Il contribue à faire reconnaitre le street art par l’establishment : c’est une révolution !

En 1990, il crée le collectif BASALT (Expression Murale), association dont le but est de transmettre et d’initier les plus jeunes aux fondations et à l’art du graffiti dans les quartiers les plus défavorisés de l’hexagone. Banga est un graffeur polyvalent respecté aussi bien dans la rue que dans les terrains vagues où il organisera les « Jams » les plus authentiques.

Son perfectionnisme le pousse à explorer d’autres supports que le mur grâce à l’invention du jet-aiguille qu’il maîtrise avec dextérité.Trés sollicité pour personnaliser tee-shirts et autres vêtements, l’ampleur est telle que Banga est contraint de créer sa propre marque de streetwear : « Banga Style ». Il ouvre sa première boutique rue Paul Bert aux puces de Saint Ouen.

Banga est l’artiste à avoir enchaîné le plus de production ce qui fait de lui une véritable encyclopédie vivante. Son art respire l’expression d’une grande maîtrise du geste. Sur toile ou sur mur le « Banga Style » est un style aiguisé et reconnaissable à la finesse de son trait, à la profondeur de ses » dreepings » et à la fluidité de ses lettrages spontanés. Son imagination lui permet d’improviser différentes thématiques, inspirée des rythmes ancestrales : il exprime ses émotions grace à sa technique personnelle.

Aujourd’hui, c’est un « graffiti artist » reconnu de ses pairs et du milieu de l’art urbain contemporain.

BANGA c’est l’esprit d’entreprise « Made in ceinture de feu » (banlieue) avec un temps une boutique aux Halls de Chatelet et sa légendaire boutique aux Puces de Saint Ouen.